Séries TV – Wello Magazine http://wellomag.com Le magazine qui te parle d'autre chose. Sat, 24 Dec 2016 20:59:15 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.7.3 Tea-V Time #2: And Then There Were None  https://wellomag.github.io/tea-v-time-2-and-then-there-were-none/ https://wellomag.github.io/tea-v-time-2-and-then-there-were-none/#respond Sat, 05 Mar 2016 09:59:55 +0000 https://wellomag.github.io/?p=1657 Les british sont les meilleurs. Que les fans de Sherlock et autres Whovian nous laissent tranquilles, ici on parlera des autres must-see du petit-écran anglais : séries, mini-séries ou téléfilms, nouveautés ou valeurs sûres. Produite par la BBC à l’occasion du 125ème anniversaire de la naissance d’Agatha Christie, And Then There Were None est l’adaptation de […]

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Les british sont les meilleurs. Que les fans de Sherlock et autres Whovian nous laissent tranquilles, ici on parlera des autres must-see du petit-écran anglais : séries, mini-séries ou téléfilms, nouveautés ou valeurs sûres.

Produite par la BBC à l’occasion du 125ème anniversaire de la naissance d’Agatha Christie, And Then There Were None est l’adaptation de son roman le plus célèbre, Les Dix Petits Nègres.

Synopsis: Rapidement, c’est l’histoire de 10 personnes qui se retrouvent seules sur une île, invitées par un mystérieux et inconnu A.N. Owen, l’hôte de la maison dans laquelle, un à un, ils crèveront comme des petites merdouilles.

C’était le synopsis simplifié.

andthenthere

Nègre n°3 : Pourquoi tu penses qu’il nous a tous réunis dans cette maison, comme ça ?

Nègre n°1 : Aucune idée…

Nègre n°7 : Je pense qu’il essaie de faire une mise en abyme.

Nègre n°5 : Putain encore !

Nègre n°7 : Mais là il a pas bien compris l’histoire en fait.

Nègre n°2 : Et pourquoi il a pris que des blacks ?

Nègre n°10 : Il a dit qu’il avait rien bidé au principe, t’es sourd ?!

Nègre n°1 : Hé, calmez-vous là. Z’allez pas commencer…

Nègre n°10 : Bon déjà personne t’a sonné, tu vas lais-

Nègre n°8 : Oh mais vos gueules enfin ! Et l’autre qui ne sait plus comment enchaîner…

Nègre n°4 : Tous aussi stupides. Au moins, il essaie des trucs. Et puis, même s’il a mal compris le titre, il sait compter. C’est déjà ça.

Nègre n°6 : Ah ouais ?

Nègre n°9 : Ouais.

Nègre n°3 : Bon c’est pas ça mais est-ce qu’à un moment il va nous expliquer ce qu’on fout là ? Parce qu’avec cette intro interminable…

Nègre n°7 : C’est le 125ème anniversaire d’Agatha Christie et BBC a sorti du lourd.

Nègre n°2 : Ah, je l’aime pas du tout elle. J’ai lu son livre le plus connu là, ça m’a rappelé des trucs… Trop gênant sérieux.

Nègre n°3 : S’il fait ça, c’est parce qu’il a aimé, vous pensez ?

Nègre n°5 : J’espère pas ! Il parle que de ses kiffes… aucune critique ce mec.

Nègre n°10 : Moi je dis que s’il nous a enfermés tous comme ça, et avec vous, il doit pas trop nous blairer !

Nègre n°9 : Ouais.

Nègre n°6 : Hé mais il est où le n° quat- ah t’étais là mdr.

TVT 2 - And then there were none1

Nègre n°7 : Le connaissant, il a dû aimer la réalisation. Même s’il aime pas trop les polars, ce truc envoie grave. C’est hyper moderne, les plans sont sublimes, pis ces couleurs marécageuses donnent à l’ambiance déjà froide comme une noirceur angoissante et une atmosphère transcendante.

Nègre n°2 : ça t’a pas rappelé Shutter Island au début ? Moi si lol.

Nègre n°4 : j’ai direct fait le rapprochement avec SAW, même si ça n’a rien d’une série d’horreur.

Nègre n°6 : Les mecs, où est n°10 ?

Nègre n°4 : Vais le chercher.

Nègre n°8 : Il a peut-être aimé l’adaptation mais j’suis sûr qu’il a pas lu le livre.

Nègre n°1 : ça doit être pour ça qu’il a kiffé. Comme il connaît pas l’histoire, le suspense est resté complet. (Ouais je l’ai pas lu non plus hihi.)

Nègre n°8 : Moi je l’ai lu mais ça m’a rien gâché. Y a quelques éléments qui diffèrent, mais ça reste intéressant de voir comment l’œuvre est revisitée, modernisée peut-être, tout en y restant fidèle.

Nègre n°7 : J’en connais à qui ça a pris moins de temps de le lire que de regarder la série.

Nègre n°5 : Elle dure combien ?

Nègre n°2 : Heu… 3 heures. Enfin, 3 épisodes d’une heure lol.

Nègre n°1 : C’est une mini-série.

Nègre n°9 : Ouais.

Nègre n°6 : Hé, c’est le n°3 qui est allé chercher le n°10 ? Je pensais que c’était le n°4…

Nègre n°1 : Je crois qu’il est parti faire pipi.

Nègre n°7 : Non mais ça aurait pu durer 15 heures, il les aurait enfilé l’un après l’autre les épisodes. T’as vu le casting de ouf ? Chaque perso est ultra bien amené, et les interprétations sont toutes aussi justes. Je pense que c’est le point fort de cette série.

Nègre n°8 : Y a Tywin Lannister, le bogoss dans Le Hobbit et fucking Sam Neil de Jurassic Park !

Nègre n°5 : Et la bombasse putain ?! T’as vu son cul ?! Wooooh !

Nègre n°6 : T’as pas envie de chercher les autres toi aussi ?

Nègre n°5 : T’as raison, j’y vais, c’est relou ici.

Nègre n°9 : Ouais.

Nègre n°8 : Sinon, je pense pas que l’acting soit le seul point fort de la série. L’écriture aussi est impeccable. Et l’œuvre ne se résume pas qu’à un simple huis-clos sanglant, c’est une étude sombre et complexe de la justice, dans une ambiance post-première guerre, aux portes de la seconde. C’est aussi le portrait de personnes rongées par les tourments et la culpabilité, devenues malgré elles les objets d’un jeu extrême, entre perversité et justice, à la limite de l’expérience sociale et psychiatrique.

Nègre n°7 : Heu… d’accord…

Nègre n°1 : Tu trouves pas comment surenchérir, n°7 ?

Nègre n°7 : Pff.

Montages6

Nègre n°2 : Moi j’ai trouvé l’intrigue sympa lol. J’avais aucune idée de la fin sérieux mdr. C’était hyper intense, le rythme était délicat, fallait pas qu’un truc vienne le casser, c’est pour ça que les persos sont aussi soignés à mon avis.

Nègre n°8 : Depuis quand t’as un avis toi ?

Nègre n°7 : Mouais, j’suis pas d’accord.

Nègre n°1 : ça m’étonne pas… monsieur n°7 veut tout intellectualiser.

Nègre n°8 : J’aurais pas cru dire ça un jour, mais je suis d’accord avec n°2.

Nègre n°2 : Wah trop cooool héhé !

Nègre n°8 : Ça en est presque sadique tellement le suspense est insoutenable, étouffant, perso j’ai voulu accélérer pour en finir…

Nègre n°1 : Pourquoi tu l’as vu en streaming ?

Nègre n°8 : Bah quoi, l’autre là aussi il l’a vu illégalement !

Nègre n°1 : Ouh, tu balances la mauvaise personne. Tu seras le prochain à crever, toi.

Nègre n°8 : Ouais, ouais c’est ça… Sinon, Mr. Intellectuel, qu’est-ce t’as pas aimé toi ?

Nègre n°7 : Les flash-back. Je comprends qu’on les ait ajoutés (par rapport au livre) pour humaniser peut-être plus les personnages mais ça cassait un peu l’immersion… et je pense qu’il est de mon avis l’autre.

Nègre n°1 : Ah oui, j’oubliais qu’il s’agissait de son article.

Nègre n°9 : Ouais.

Nègre n°2 : J’ai rien compris à ce que vous dites. Par contre j’suis le seul à avoir aimé le générique ? Comment c’était beauuu… on aurait dit un vrai !

Nègre n°1 : Hé l’auteur, tu peux pas le tuer celui-là stp ?

Nègre n°6 : Les gars, vous avez remarqué que tout le monde nous lâche là ? n°8 a disparu lui aussi.

Nègre n°1 : J’vous l’avais dit.

Nègre n°2 : Qui a lâché quoi ? Si ça commence à péter je me casse moi !

Nègre n°6 : Hé non revie-… quel con !

Nègre n°1 : En fait il a raison, j’ai mangé des pois-chiches ‘tta l’heure.

Nègre n°6 : Ohhh putain dégage !

Nègre n°1 : Oulah je vois que monsieur n’aime pas les pets. Excusez-moi… Je m’en vais.

Nègre n°7 : Il fait son George R.R. Martin l’autre ou quoi ?

Nègre n°6 : C’est pas drôle. Déjà que j’ai trouvé la série un peu glauque… c’était plus noir que le roman.

Nègre n°7 : Tu déconnes ? C’est ça qu’est bien. Oscillant tout en lenteur entre polar et thriller, et puis cette tension de plus en plus pesante jusqu’à ce finale…

Nègre n°6 : Bon tu me fais peur, je vais voir où les autres se cachent…

Nègre n°7 : Hah. Ouais vas-y. De toute façon, je suis le seul à coller à l’avis de l’auteur de cet article à la con. Si on peut encore l’appeler article. Et puis m’en fous de penser comme lui ou d’être pertinent. J’ai kiffé ma race pis c’est tout. Cette série, s’il fallait la résumer en un seul mot, un seul, et je suis sûr que même cet autre con pourra pas trouver mieux, c’est que mê-

Nègre n°9 : Ouais.

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Malcolm & Ignatius J. Reilly : Trop cons pour rester génies https://wellomag.github.io/malcolm-ignatius/ https://wellomag.github.io/malcolm-ignatius/#respond Sun, 20 Dec 2015 12:08:02 +0000 https://wellomag.github.io/?p=1401 La fiction américaine nous a fourni deux personnages incontournables : Ignatius J. Reilly (de La Conjuration des imbéciles) et Malcolm (de Malcolm in the middle). Je me suis souvent demandé pourquoi ils me fascinaient autant, et surtout, pour quelles raisons, je les classais instinctivement dans la même catégorie alors que tout semble les opposer. J’ai […]

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La fiction américaine nous a fourni deux personnages incontournables : Ignatius J. Reilly (de La Conjuration des imbéciles) et Malcolm (de Malcolm in the middle). Je me suis souvent demandé pourquoi ils me fascinaient autant, et surtout, pour quelles raisons, je les classais instinctivement dans la même catégorie alors que tout semble les opposer. J’ai donc cherché : cet article est pour toi, si, toi aussi, tu te demandes ce que l’obèse maudit de la littérature et l’ado le moins séduisant du monde de la TV peuvent avoir en commun.

Présentation rapide : Ignatius J. Reilly est un adolescent, un Tanguy, comme seul le XXème siècle a su en créer, qui vit encore chez maman à plus de trente ans, coincé par son travail de thèse qui n’en finit pas et dans son corps débordant de graisse, caché derrière des moustaches assez repoussantes. Conscient de son intelligence supérieure, il critique de façon acerbe ses congénères de la Nouvelle-Orléans, n’étant jamais satisfait de rien. C’est là que le petit Malcolm, pour les fans qui s’y connaissent, le rejoint… Du haut de ses 165 points de quotient intellectuel, il passe son temps à critiquer le monde, à le rejeter, à lui trouver les pires défauts, et finit, comme Ignatius, seul, à vociférer contre le reste. Malcolm est le troisième d’une famille de 4, puis de 5, garçons, il a la place communément admise comme celle de l’idiot de la famille, celle du milieu.

On a deux individus, brillants, doués d’une conscience et d’une sensibilité certaine, mais qui, pourtant, restent seuls et mènent une vie de ratés, de losers. D’où vient leur mal ?

Ils sont tout simplement idiots, mais alors… d’une idiotie absolue.

Quoi ? Mais, ne sont-ils pas bien plus intelligents que la moyenne ?

i-d-i-o-t, cinq lettres si mal comprises…

Dans le langage de tous les jours, un idiot est celui qui ne comprend rien à rien, qui ne connait pas l’antépénultième décimale de π, ou la guerre mondiale de 78 (allô!), autrement dit, c’est celui qui ne sait pas quelque chose que l’on sait.  Le CQFD de tout ça : on est tous l’idiot d’un autre. Alors que, étymologiquement, ce mot vient de « Idiôtes » en grec, qui signifie « simple, particulier, unique puis par une extension sémantique, personne dénuée d’intelligence, être dépourvu de raison. »[1]. La source de l’idiotie serait de fait l’unicité, c’est-à-dire l’absence de complexité, voire de binarité. J.C.V.D. le démontre bien : 1+1, ça ne fait jamais 2, en idiotie.

jcvd11ici. Et ça c’est beau !

Un idiot est celui qui ne peut pas être compris, qui a un langage tel, que lui seul peut se comprendre – et encore… on a le droit d’en douter. L’idiot n’est pas un imbécile, c’est simplement un être qui ne possède pas l’une des fonctions du langage : la communication. L’idiot est renfermé sur lui-même, comme dit Clément Rosset, il est « privé de reflet » (mais siiiii, CLÉMENT ROSSET, R-O-S-S-E-T, celui qui a écrit un petit traité sur le réel et l’idiotie. On y trouve plein de trucs intelligents sur les idiots.) L’idée du miroir est intéressante dans la mesure où on comprend que l’idiotie est un rapport du Moi à l’autre. Que vois-je dans le miroir ?

Ne pouvant pas prendre part aux jeux sociaux, l’idiot est un peu comme un no life. L’histoire d’Ignatius, mais aussi celle de Malcolm, est bien celle d’idiots qui ne peuvent pas s’intégrer, quand bien même le souhaiteraient-ils. Malcolm ne réussit rien, hormis l’école, et sans le vouloir réellement. Il pousse même son petit frère Dewey, à l’échec et le fait intégrer la classe des idiots thérapeutiques. Quant à ses relations aux filles, n’en parlons pas, il passe de désastre en désastre, à l’image d’Ignatius qui justifie son abstinence par sa religion, alors qu’en réalité il n’est même pas capable de toucher quelqu’un sans se sentir mal, au grand dam de son amie Myrna qui prône une sexualité débridée comme remède à son état. Il est coincé dans une impossibilité de consommer le rapport à l’autre, étant enfermé dans une idiotie radicale. C’est aussi sa différence avec Malcolm qui lui rêverait de faire partie du monde, mais l’autorité tyrannique de sa mère lui coupe souvent l’herbe sous le pied. Et puis, bon, disons-le, il n’est vraiment pas doué avec les filles…

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Des idiots, il y en a des tas : je parle du monde de la fiction – bien que la réalité soit une bonne concurrente. Mais, la spécificité de ces deux œuvres, c’est bien que tous les personnages sont enfermés dans une idiotie sans nom. C’est là le génie : ils sont tous idiots. Les frères de Malcolm sont tous plus tarés les uns que les autres, et ils tiennent ça de leurs parents ! Malcolm nous parait moins idiot parce que tout simplement, au royaume des aveugles, le borgne est roi ! Et mon Dieu, la sottise de la mère et des proches d’Ignatius est aussi sans pareille. A comparer, il semble qu’Ignatius soit le plus sensé, mais on a bien vite fait de comprendre que non.

Et où nous mène cette cacophonie idiote ?

Les mondes de ces œuvres mettent en scène la  classe moyenne de la société américaine, et la nôtre par extension. L’idiot vient interroger notre moyenne, notre normalité. On rit d’eux parce qu’ils ne sont pas normaux, parce qu’on les regarde comme des gens anormaux, parce qu’ils nous rappellent  à nous-mêmes.

« Normal », un adjectif aussi insignifiant que dangereux. Être normal, ça ne veut rien dire, on le sait bien. Pourtant on vit dans l’illusion de la normalité, en taxant ceci de normal, cela d’étrange, par rapport à soi-même. Et on a vite fait de vouloir du mal à ce qui ne nous ressemble pas. Or les personnages idiots nous obligent à voir le vide d’un tel concept, ces héros idiots redéfinissent notre normalité, se moquent d’elle – parfois malgré eux-, et nous la renvoient en pleine figure. Parce qu’Ignatius la critique avec la plus forte véhémence qui soit, utilisant des théories plus fumeuses les unes que les autres, parce que Malcolm rêve d’en faire partie, allant jusqu’à vouloir nier son propre génie dans la soif d’un idéal moyen, la société, notre société, est tournée en dérision, dévoilant ses penchants les plus ridicules, et ses travers les plus grotesques. Pour notre plus grand plaisir.

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[1] BERNE, Marie, Eloge de l’idiotie : pour une nouvelle rhétorique chez Breton, Faulkner Beckett et Cortázar, éditions RODOPI Amsterdam/New York, NY, 2009, 289 pages ; p.18

L’idiotie et l’humour font partie des principes créateurs en art et en littérature, et on pourrait en parler des heures ; on pourrait en parler des articles entiers. Si ça t’a plu, et si tu veux en savoir plus sur l’idiotie, n’hésite à nous en faire part !

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Tea-V Time #1 : Detectorists https://wellomag.github.io/tea-v-time-1-detectorists/ https://wellomag.github.io/tea-v-time-1-detectorists/#respond Sat, 10 Oct 2015 19:48:57 +0000 https://wellomag.github.io/?p=1030 Outre le titre en jeu de mots minable, vous avez compris : on parlera séries british. Que les fans de Sherlock et autres Whovian nous laissent tranquilles, ici on parlera de mini-séries, de découvertes ou must-see… ou d’une série hyper-hipster ou que tout le monde connaît (parce qu’on fait ce qu’on veut, huh). En découvrant Andy […]

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Outre le titre en jeu de mots minable, vous avez compris : on parlera séries british. Que les fans de Sherlock et autres Whovian nous laissent tranquilles, ici on parlera de mini-séries, de découvertes ou must-see… ou d’une série hyper-hipster ou que tout le monde connaît (parce qu’on fait ce qu’on veut, huh).

En découvrant Andy et Lance, d’abord avec leurs détecteurs de métaux, sur une ambiance douce et folk signée Johhny Flynn, puis assis, rien que nous-trois, au pied de cet arbre sur cette discussion des plus absurdes mais en même temps d’une sensibilité et d’une justesse qui forcent l’admiration, j’ai directement compris que ces gars-là, durant les 30 minutes que je passerai avec eux, seront mes meilleurs potes.

fvvikzyAndy (Mackenzie Crook) et Lance (Toby Jones) / Episode 1

De scène en scène, ils me présentent leur quotidien, leur vie, leurs proches et autres personnages plus ou moins importants, parfois drôles, parfois tendres et toujours très profonds, très travaillés, très justes.

Ce qui me fait le plus kiffer quand je suis avec eux, c’est quand ils m’embarquent dans leurs conversations totalement atypiques ou absurdes, oscillants entre tendresse et humour, autour d’un café (à la Dale Cooper), d’un déjeuner sur Google Earth ou sur fond de mandoline, ça sera toujours un plaisir d’écouter Lance déblatérer des conneries et de voir Andy le troller avec ironie.

What you got?

Mais Andy n’en est pas une mauvaise personne pour autant. Au physique osseux et au regard mélancolique et fragile mais attachant et sensible, il ne ferait pas de mal à une mouche et aime ses amis mais surtout sa passion, tout autant que Becky, sa petite-amie de longue date. Lance quant à lui est ce magnifique looser dont on adore voir le quotidien, quand il nie maladroitement penser encore à son ex ou quand il nargue gentiment ses pires ennemis, « Simon & Garfunkel ». On les aime, comme ils sont, sans se payer leur tête et en prenant presque au sérieux leur hobby.

A leurs conférences sur les boutons au Danebury Metal Detectorists Club, sur les champs à la recherche du trésor d’un roi saxon ou au Brewers autour d’une bière ou d’un concert en duo, Andy, Lance et leurs amis savent m’émouvoir, me faire rire, m’adoucir et me donner envie, au bout de ces six petites demi-heures passées avec eux, de remplir mon thermos de thé vert, prendre mes bottes et mon manteau kaki et d’aller les rejoindre, réellement.

 


L’EXTRAAA :

  • La série a été sacrée meilleure comédie aux BAFTA awards (équivalent des Emmys mais british).
  • Mackenzie Crook (créateur, scénariste et réalisateur de la série) a reçu un BAFTA pour ses dialogues et l’écriture de la série (Best Writing in a Comedy Series).
  • La non-hipsterisation de la série fait qu’elle est encore disponible sur Youtube en VOSTFR.
  • Must-see annexes de la rédac’ :
    • Marvellous, dernier film de Toby Jones, magnifique acteur toujours pas (assez) reconnu à sa juste valeur.
    • The Office (UK) où joue Mackenzie Crook. Classique. Et si t’as pas encore vu The Office (US), cours putain.

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