Culture Jap – Wello Magazine http://wellomag.com Le magazine qui te parle d'autre chose. Sat, 24 Dec 2016 20:59:15 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.7.3 Mangakarism #1 – Junji Ito, maître de la peur dessinée https://wellomag.github.io/mangakarisme-1-junji-ito/ https://wellomag.github.io/mangakarisme-1-junji-ito/#respond Mon, 25 Jul 2016 16:50:17 +0000 https://wellomag.github.io/?p=2002 La BD japonaise est la meilleure BD de l’univers, et ses auteurs, les Mangakas, sont les plus créatifs et les plus diversifiés. Dans cette rubrique on vous présente un auteur à travers une sélection de ses œuvres, qu’il soit connu ou underground, prolifique ou non. ATTENTION : Cet article contient des dessins qui peuvent choquer les […]

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La BD japonaise est la meilleure BD de l’univers, et ses auteurs, les Mangakas, sont les plus créatifs et les plus diversifiés. Dans cette rubrique on vous présente un auteur à travers une sélection de ses œuvres, qu’il soit connu ou underground, prolifique ou non.

ATTENTION : Cet article contient des dessins qui peuvent choquer les petites âmes toutes sensibles et qui font pipi quand ils ont peupeur.

Un dessin peut nous procurer plusieurs sentiments : la tristesse, la joie, ou encore le malaise ou le dégoût. C’est ces deux derniers sentiments qui se retrouvent dans la plupart des œuvres horrifiques de la bande dessinée, et surtout dans la bande dessinée venue du pays du soleil levant. Le manga horrifique est un genre du manga qui reste assez peu populaire, notamment certaines de ses branches comme l’Eroguro (un art visuel et narratif qui mélange horreur/gore et érotisme, cherchez sur Google Images, ça fout le malaise), et cela est notamment dû aux délires et aux idées complètement farfelues, morbides et glauques de ses auteurs.

Mais parmi tous les auteurs de manga d’horreur, il y en a un qui a réussi à sortir du gouffre, à faire connaître au grand public ce genre particulier de mangas et à s’imposer comme le big boss de ce domaine.

Il s’appelle Junji Ito, il est né en 1963 à Gifu, il a appris à dessiner en s’inspirant des dessins de sa grande sœur, et il a publié son premier manga, Tomié, en 1987 alors qu’il travaillait dans un cabinet dentaire qu’il décide de quitter quelques années plus tard pour se consacrer à plein temps à la bande dessinée. Faisons connaissance avec lui et son univers, à travers quelques unes de ses œuvres.

 


1- Gyo (2 tomes, 2002)

Tadashi et sa copine Kaori partent passer leurs vacances dans le chalet de l’oncle de Tadashi à Okinawa. Tout se passe bien jusqu’au soir où Kaori commence à sentir une odeur nauséabonde autour d’elle. Quand soudain, un poisson à pattes fait son entrée chez eux. Ils arrivent à s’en débarrasser mais ils ignorent que ce n’est que le début d’une invasion qui transformera l’humanité…

Découpée (lol) en deux tomes assez différents, Gyo est une histoire haletante du début à la fin. On suivra le jeune Tadashi qui essayera tant bien que mal de s’échapper le plus loin possible de la menace des poissons, pour sauver sa peau et pour calmer sa copine ultra-hystérique qui ne supporte pas l’odeur du poisson. Même si le manga commence comme une simple histoire d’invasion de monstres dans son premier tome, il surprendra le lecteur en prenant le virage du post-apocalyptique vers la fin du manga.

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Moi quand j’apparais sur ton fil d’actu.

La représentation graphique des monstres marins est surprenante tout en étant dégoutante. Les poissons sont dessinés avec un réalisme dérangeant et glauque, qui nous montre la facette la plus moche de ces créatures. Le second tome introduit également des malformations et des transformations humaines hideuses et monstrueuses, mais pas pour autant traumatisantes. Pas pipi.

Ce n’est certainement pas l’œuvre la plus choquante ou la plus glauque de l’auteur, mais c’est sans doute celle qui aura le plus d’effet sur le lecteur, qui deviendra parano et se retrouvera en train de fouiller les recoins de sa maison à la recherche de poissons à pattes (c’est ce que j’ai fait, oui.).

GYO 3

Pages de droite et gauche : Le mystère de la faille d’Amigara. Page du milieu : La triste histoire d’un père de famille.

En bonus à la fin du second tome, deux courtes histoires qui n’ont rien à voir avec le reste du manga : « La triste histoire d’un père de famille » qui tient sur 4 pages, et « Le mystère de la faille d’Amigara ». Ces deux histoires, qui différent énormément de l’horreur de Gyo, se placent plus dans le domaine du mystère et du paranormal, et rappellent énormément les récits de H.P.Lovecraft, l’une des principales influences de l’auteur.

 


2- Uzumaki (3 tomes regroupés en une intégrale, 1998-1999)

Certainement son œuvre la plus connue et la plus acclamée, Uzumaki (ou Spirale dans sa version française) n’est pas l’histoire d’un ninja blond, mais celle de Kurouzu, une paisible ville japonaise mais sur laquelle plane une terrible malédiction : la malédiction de la spirale. Ouuhh. On suit le quotidien de Kirié, une jeune résidente de cette ville, qui va voir ses proches, ses parents ou ses voisins se transformer en obsédés de la spirale, voire carrément des spirales eux-mêmes.

Uzumaki 1

Le dessin de droite est certainement le plus connu de l’auteur.

Chaque chapitre du manga correspond à un incident étrange auquel témoigne Kirié, et chacun de ces incidents est relié de près ou de loin à un seul et même fil rouge : la spirale. Ouuuuhh. Et avec cette idée mise en place, Junji Ito se permet une liberté totale dans sa narration et explore quasiment toutes les formes possibles d’horreur narrative qui existent : attaque de monstres, paranormal, invasion zombie, métamorphoses, gore et même le post-apo vers la fin (oui encore une fois). C’est ce qui rend la lecture de Uzumaki très prenante et très dérangeante à la fois.

 

 

Le dessin également varie pas mal, tantôt les traits sont fins et les dessins soignés, tantôt ils sont assez brouillons et très crasseux, ce qui accentue le sentiment de malaise du manga (notamment dans les passages les plus gores). Et certaines doubles-pages sont visuellement magnifiques, surtout celles vers la fin du manga qui le feraient passer pour une œuvre de science-fiction. Les « couvertures » de chaque chapitre sont très réussies et rappellent parfois les affiches des vieux films d’horreur italiens. On remarque parfois des ressemblances avec la BD indépendante américaine, notamment avec le travail de Charles Burns au niveau du dessin des « monstres ».

 

 

 

Cerise sur le gâteau, en analysant l’œuvre on peut y voir une critique des méfaits du capitalisme (représentée par la spirale), du jugement des autres, et globalement de la société japonaise contemporaine.

 

En bref, Uzumaki est un chef d’œuvre de bande dessinée et un classique du manga, un condensé d’horreur qui démontre tout le talent et l’imagination morbide de son auteur.

 


3- One shots :

En plus de proposer d’excellentes œuvres telles que les deux citées plus haut, le véritable talent de Junji Ito transparait à travers ses nombreux one shots (publication en un seul volume) et histoires courtes, où il peut développer tout ce qu’il veut, et mettre en avant toutes les idées qu’il a en tête, le tout en un seul tome. La collection Ito Junji Kyofu Manga Collection regroupe à travers ses 16 tomes, toutes les premières histoires de l’auteur. Certains tomes contiennent des chapitres qui se suivent mais la plupart sont indépendants les uns des autres, ce qui fait qu’en un seul tome vous assisterez à la démonstration ultime de l’imagination morbide et malsaine du mangaka à travers plusieurs histoires courtes. Un bon nombre de ces tomes ont été édités par Tonkam en version française, mais d’autres ne sont disponibles qu’en traduction amateur sur Internet, voire disponibles uniquement en japonais.

Personnellement, je vous conseille de prendre un des tomes de cette collection pour commencer, vous n’êtes pas obligés de lire tous les tomes et toutes les histoires (ce qui peut être assez dur car certaines sont assez mal dessinées), mais après en avoir lu trois ou quatre vous serez prêt à plonger dans le monde fabuleux de Junji Ito.


Conclusion :

Si on devait retenir qu’un seul nom dans la bande dessiné d’horreur, ça serait celui de Junji Ito. Parce que le monsieur est non seulement très productif, mais il diversifie énormément son approche de l’horreur, et il le fait souvent dans une seule et même histoire, tout en gardant une cohérence narrative dans son récit. Depuis l’annonce de sa collaboration sur le défunt projet Silent Hills de Hideo Kojima et Guillermo Del Toro (snif), on n’a pas reçu de grosses nouvelles de cet auteur. Mais on attend ses prochaines histoires avec impatience, non seulement pour le sentiment de terreur et de malaise que nous procure ses œuvres, mais aussi pour voir quelles nouvelles idées ont germé dans son génial cerveau.

 

Liens utiles :

  • Guillermo Del Toro qui parle de Junji Ito :

  • Une de ses histoires adaptées en motion comics par des fans :

(d’autres sont disponibles sur Youtube)

 

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Tokyo fiancée : l’esprit nippon à « fleur de peau » https://wellomag.github.io/tokyo-fiancee/ https://wellomag.github.io/tokyo-fiancee/#respond Mon, 21 Sep 2015 19:10:56 +0000 https://wellomag.github.io/?p=1015 Tokyo fiancée a tous les clichés d’un film à l’eau de rose : une histoire anodine d’un amour maladroit, qui vacille entre hauts et bas, mais Stephan Liberski n’en est pas resté là. Il a modelé Ni d’Eve ni d’Adam d’Amélie Nothomb à sa guise pour construire au final une ébauche de poésie parsemée dans […]

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Tokyo fiancée a tous les clichés d’un film à l’eau de rose : une histoire anodine d’un amour maladroit, qui vacille entre hauts et bas, mais Stephan Liberski n’en est pas resté là. Il a modelé Ni d’Eve ni d’Adam d’Amélie Nothomb à sa guise pour construire au final une ébauche de poésie parsemée dans une grâce belge qui ne pourrait que séduire le spectateur.

Avant de regarder Tokyo fiancée il faut s’imprégner de la sobriété du samouraï et de la légèreté de la geisha. L’aborder avec délicatesse et se laisser bercer dans son innocence. Faites confiance à un cinéma qui ne vous veut que du bien, et croyez-moi, l’amateur des films d’exploitation à la Tarantino et des thrillers sanglants sud-coréens, que l’eau de rose tu ne le sentiras point (ou bien quelques fois.)

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Tokyo fiancée est une succession de gestes bien maîtrisés. Des plans qui aspirent l’âme à travers les yeux globuleux d’Amélie, interprétée par Pauline Étienne, et un Lost in Translation complètement voulu dans le français approximatif de Rinri, joué par Taichi Inoue, mais on ne peut pas lui en vouloir puisqu’il est l’élève. La rencontre des deux protagonistes anticipe un présage d’un amour benêt, niais, mais sans compter sur la dextérité du cinéaste qui profite de cette fragilité pour faire du « maladroit » un prétexte aux comportements infantiles d’Amélie et à l’absurdité des propos de Rinri, qui forment d’ailleurs le pulpe de ce film.

Amélie est une vivante qui vit dans la vivacité des variations de la jovialité. Fragile, romantique, artistique, poétique, sa présence met de bonne humeur. Elle est le sakura du film : elle illumine chaque plan, chaque séquence. Son sourire invite le spectateur à aimer, sa tristesse est une bonne chose, elle reflète la réalité d’une situation qu’on ne nommera pas ici « exil » mais plutôt « dépaysement voulu ». Quant à Rinri, il dégage un mystère qui reste flotter tout au long du film. Élève, puis amant d’Amélie, il nous fait découvrir un Japon urbain, rurale, moderne mais qui reste tout de même dans une tradition pudique comportementale.

Un amour naît autour de la langue de Molière et enveloppe les deux tourtereaux dans un voile de regards coquins qui finit par les entraîner à passer à l’acte : l’amour physico-spirituel. Tout devient joyeux dans les yeux d’Amélie, la voix-off enchaîne des métaphores sur la vie, l’amour, la littérature et le dépaysement. Un dépaysement qui pousse la geisha des temps modernes à aller plus loin que les rêves, jusqu’à se perdre dans le froid brouillardeux des montagnes japonaises. Elle s’est égarée telle une brebis, cherchant le point essentiel d’une vérité qui la démange, un soupçon de vision sur le monde qui l’entoure, un point de départ vers l’absolu, une inspiration impossible qui pourrait la rendre l’écrivaine qu’elle aimerait être : un vieil auteur japonais… comme si l’absurdité de la réflexion ne suffisait pas.

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Amélie finit par retrouver le chemin de la raison, aidée par les créatures miyazakiennes du mont Fuji, mais un nouvel obstacle pointe le bout de son nez, celui du choc culturel. La relation d’Amélie et de Rinri transcende leurs différences ethniques, mais affaiblit leur amour plus qu’elle le fortifie. Deux cultures différentes, une communication approximative, deux personnalités opposées, tout ce qui excitait leur relation auparavant finit par bâtir un mur de silence entre eux. La voix-off perd, ici, son contrôle, dérape, n’arrive plus à gérer ses sentiments et finit par regarder les choses en face : ceci est une histoire d’amour, une histoire d’amour impossible. Le Japon échappe à Amélie, elle sent que le pays la rejette. Devenir un « vieil auteur japonais » est de l’histoire ancienne, ce qu’elle veut c’est planter ses racines dans le pays qui l’a mis au monde. Finalement, il ne sera jamais pour elle qu’un fantasme existentiel, une réalité insaisissable.

Stephen Liberski choisi la lucidité et la transparence dans sa réalisation. La lumière, les plans, la couleur, les déplacements de la caméra traduisent à travers l’image la chaleur du pays du Soleil-Levant et l’alchimie entre le futurisme et le traditionnel de la culture nippone. Il laisse en retrait la vie trépidante de la capitale nippone pour capter, à travers l’œil bien aiguisé de Hicham Alaouie (son directeur de photographie), l’arrière plan d’une ville qui se résumait auparavant au quartier de Shibuya. Il a trouvé le parfait équilibre entre l’élégance et l’exubérance du paysage japonais pour mettre au premier plan deux personnalités burlesques et les diriger ensuite pour capter l’essence de la romance dramatique. Et pour ne pas se détacher de cet équilibre, le réalisateur n’a pas hésité à théâtraliser son décor pour rendre hommage au , un théâtre japonais traditionnel religieux et aristocratique, on retiendra d’ailleurs ses scènes pour leurs esthétiques lyriques.

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Comme la perfection n’existe pas, quelques imperfections tachent sans salir la beauté de Tokyo fiancée. Le réalisateur ne réussit pas complètement à immerger le spectateur dans la culture japonaise, mais l’entraîne quand même, à partir des bribes séquentielles, vers ce qui pourrait être son Japon personnel. La personnalité faussement bobo-kawaï d’Amélie et l’apparition soudaine de personnages flous plongent quelques fois le film dans la mignardise, et l’épilogue, un peu bâclé, laisse le spectateur sur sa faim. Mais le film reste toutefois digne et assume ce côté nunuche.

Je conclue en détournant Hannibal à ma guise pour vous dire que Tokyo fiancée est un film qui se déguste avec des noix salées et un excellent Sprite. Il se veut Nouvelle Vague donc ne vous attendez pas à une grosse production, mais à un minimalisme sobre (et belge) et simple à apprécier tel une pierre précieuse sous une loupe.

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Biorg Trinity, le dernier bébé de Oh! Great https://wellomag.github.io/biorg-trinity/ https://wellomag.github.io/biorg-trinity/#respond Sun, 06 Sep 2015 18:16:32 +0000 https://wellomag.github.io/?p=395 Oh! Great  nous avait habitués dans ses mangas notamment Enfer et Pradis et Air Gear à des démarrages en douceur, une histoire évoluant vite et en tous sens pour un final explosif dépassant les limites du rationnel comme de l’imaginaire. Biorg Trinity, seinen né de son alliance avec Ōtarō Maijō, romancier japonais, ne sera pas en […]

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Oh! Great  nous avait habitués dans ses mangas notamment Enfer et Pradis et Air Gear à des démarrages en douceur, une histoire évoluant vite et en tous sens pour un final explosif dépassant les limites du rationnel comme de l’imaginaire. Biorg Trinity, seinen né de son alliance avec Ōtarō Maijō, romancier japonais, ne sera pas en reste.

Synopsis:

2025, le monde est rongé par un mal étrange : Bio Bug. Une maladie à la cause et au remède encore inconnus, qui fait apparaître des trous dans les mains de ses porteurs leur permettant d’absorber et de fusionner avec n’importe quel objet ou être vivant de leur choix s’attribuant ainsi ses capacités.  Apparue pour la première fois en 2014 chez une femme américaine, la maladie s’est répandue comme une traînée de poudre pour atteindre une échelle mondiale. S’ensuivit une guerre entre gouvernements plongés dans l’incompréhension et submergés par la peur et Bugglers (personnes atteintes du Bio Bug). Une drogue, ‘’ drug ‘’,  fut ensuite mise au point pour permettre aux Bugglers de maîtriser leurs facultés, ce qui mit fin à la guerre. Cependant des incidents liés au Bio Bug continuent à survenir.

« Ça craint, je crève littéralement d’amour pour Enomoto Fumiho. »

Nous suivons les aventures de Fuji, jeune lycéen rêveur et maladroit, fou amoureux de sa camarade de classe Enomoto Fumiho.
Comme tout héros qui se respecte, Fuji est accompagné de sa petite bande d’amis ; Kiwako, femme-moto et Hosa, ami d’enfance de Fumiho et rival occasionnel de Fuji.
On appréciera leur développement au fil des chapitres et des situations incommodantes auxquelles ils feront face dans ce monde où humains et monstres cohabitent.

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Le ton est donné dès les premières pages!

Le manga s’annonce dynamique et complètement mind-fuck. Chaque planche est un régal pour la rétine. Le pitch offrant des possibilités de création illimitées, donne chemin à fusions et combinaisons en tous genres. Une foire de monstres qu’on trouve plaisir à découvrir tout au long de notre lecture. Des Bugglers aux aptitudes toutes aussi originales les unes que les autres ; professeur-navet, femme-girafe, homme-cigarette, une demoiselle aux ciseaux et j’en passe. Le mangaka en sert à toutes les sauces. Il s’en donne à cœur joie, en abuse mais on en redemande. Chaque page n’est que le reflet d’une imagination inépuisable et d’un art ; propre, maîtrisé et bien entretenu. Il a le souci du détail et ça se ressent -je me suis, d’ailleurs, surprise, à plusieurs moments, scrutant minutieusement des planches, m’oubliant à la contemplation de ce qui s’avère être de véritables chefs d’œuvre – .
Comme dans ses précédents mangas, l’auteur de Enfer et Paradis a su donner vie à des affrontements spectaculaires à travers son graphisme typique. Il explore différents angles de capture pour mettre en valeur scènes de carnage et monstres terrifiants.

Biorg Trinity (1)

 

Un scénario sans temps mort.

Un talent mis au service de Ōtarō Maijō pour donner vie à son scénario sans temps mort. Il n’y a pas de place pour la narration. Je m’égare. Relis. Je me perds encore une fois. L’histoire se construit comme un puzzle, au fil des tomes. Notions d’amitié et pensées philosophiques s’entrechoquent. Le héro, Fuji, épris de Fumiho se questionne sur l’univers et son appartenance au monde, sa valeur et le rôle qu’il y joue.

« Peut-on supposer que si le monde n’était  fait que d’une seule chose, personne ne s’en apercevrait? »

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L’expérience visuelle et l’originalité de l’intrigue, sa mise en scène et son développement nous accrochent et font la force de ce manga. Retournements de situation et cliffhangers sont là pour nous tenir en haleine.

Biorg Trinity est un manga pré-publié dans le magazine mensuel Ultra Jump de l’éditeur Shūeisha depuis Décembre 2012. Il comprend actuellement 06 tomes reliés au Japon. Je le conseille vivement aux adeptes des mangas de Oh! Great et à tout aficionado de beaux graphismes.

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