Bilel Boudj – Wello Magazine http://wellomag.com Le magazine qui te parle d'autre chose. Sat, 24 Dec 2016 20:59:15 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.7.3 The Stars look very different today, and ever https://wellomag.github.io/the-star-goes-dust/ https://wellomag.github.io/the-star-goes-dust/#respond Thu, 14 Jan 2016 19:16:23 +0000 https://wellomag.github.io/?p=1554   David Bowie est mort. Encore. Il a quitté notre planet earth, and there’s nothing we can do. Laissant derrière lui un monde où ne cessera de raisonner sa voix. Après une crise cardiaque sur scène en 2004, on ne le voit plus aussi souvent. Il se fait discret. Il ne sortira un nouvel album que […]

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David Bowie est mort. Encore.

Il a quitté notre planet earth, and there’s nothing we can do.

Laissant derrière lui un monde où ne cessera de raisonner sa voix.

Après une crise cardiaque sur scène en 2004, on ne le voit plus aussi souvent. Il se fait discret. Il ne sortira un nouvel album que 9 ans plus tard, The Next Day, qu’il réalise dans la discrétion la plus totale, pas étonnant pour une star qui aura tout osé en cinq décennies avant de baisser le rideau et de se dévoiler au compte-goutte.

En novembre dernier, il sort Blackstar, single de son dernier album et ultime cadeau d’adieu. Un adieu transcendant, vraisemblablement écrit pour être offert à titre posthume.

Look up here, I’m in heaven

I’ve got scars that can’t be seen

I’ve got drama, can’t be stolen

Everybody knows me now

Sa mort est à l’image de sa vie. Une oeuvre d’art.

So long, Spaceboy. Tu laisses derrière toi un demi-siècle de carrière jalonné d’albums mythiques, d’une période berlinoise dorée avec Iggy Pop et Brian Eno, de coucheries invraisemblables (Amanda Lear était ton type de mec ?), de scènes de cinéma tout aussi mythiques les unes que les autres, et de personnages qui seront à jamais encrés aussi bien au Panthéon du rock, que dans nos esprits à tous.

Au-delà de l’artiste complet qu’il était, Bowie est devenu une source d’inspiration pour ses contemporains, à l’instar d’un Andy Warhol, il a su drainer vers le haut toute une génération. Que dire de l’influence qu’il aura pour les Madonna, Björk ou encore Nine Inch Nails et la vague des nouveaux groupes rock anglais… Pendant sa période berlinoise, qui fut pour lui un vivier créatif, il était dans la mouise avec Iggy Pop.

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Bowie a tout simplement, de par son envie de toucher à tout,  donné un nouveau sens au mot création. Toute sa vie, il n’a jamais cessé de créer, d’inspirer, ou d’inciter à créer.

Bowie est mort en créant.

Aujourd’hui, tu quittes notre monde pour retrouver de vieilles connaissances, d’ailleurs, un vaisseau que tu as réservé s’apprête à décoller.

Major Tom : « Tour de contrôle, ici Major Tom, le décollage s’est effectué à merveille, l’équipage se porte plutôt bien. »

Thin White Duke : « Tommy, les petites roues vertes me courent toujours derrière, ma mère m’avait pourtant prévenu de ne pas te faire confiance, on est où là ? »

Ziggy : « Nous sommes entrés dans la voie lactée mon ami, pour mieux nous diriger vers Mars, je vais enfin vérifier s’il n’y a pas que de l’eau. »

David : « Ne vous emballez pas les gars, on a une étoile noire à visiter d’abord, une petite escale où on pourra aller faire la bringue. J’espère que vous avez ramené vos chaussures rouges… »

 

1947 – 2016

01-11-16-bowie-1000

 

 


 

Comme Bowie est partout dans le monde de l’art (et dans le monde tout court), on a décidé de choisir un titre, un clip, une oeuvre, une photo, une scène de film, une pochette d’album… que Bowie aura magnifié de son âme.

Arslan

Neuf ans après, peut-on parler d’hommage ?

Lamya

J’aimerais citer l’album de Lou Reed, Transformer, que Bowie a produit et dans lequel il fait les chœurs. C’est par lui que je l’ai connu et que j’ai commencé à l’apprécier. Hommage (dommage) collatéral !

Yanis

Je me souviens ne pas l’avoir reconnu quand je l’ai vu dans le rôle de Tesla dans Le Prodige de Christopher Nolan. Ça m’a marqué parce qu’après avoir su que c’était lui, je me suis dit « Purée ce mec en plus d’être un caméléon, il n’arrête pas de créer, partout, toujours ».

Et sinon, Bowie a toujours aimé que l’objectif prenne son reflet plutôt que lui-même (il n’y a qu’à googler David Bowie mirrors pour s’en rendre compte), c’est pour ça que cette photo me fait office de fond d’écran ces derniers jours.

Malek

Dans le manga Jojo’s Bizarre Adventure, le design de Yoshikage Kira est très ressemblant au Bowie des 80s. L’inspiration n’a jamais été confirmée, mais connaissant les goûts musicaux de l’auteur on peut facilement confirmer cela. Et le pouvoir d’un des personnages du manga se nomme « Scary Monsters », tout comme l’album de Bowie, Scary Monsters (and Super Creeps).

Il est également présent en tant qu’avatar virtuel dans The Nomad Soul, premier jeu du studio Quantic Dream. La bande son du jeu est chantée par Bowie, et on peut le croiser avec son groupe dans certains bars du jeu.

Et dans Metal Gear Solid 5 : The Phantom Pain, l’unité de soldats de Big Boss se nomme « Diamond Dogs », tout comme le huitième album de Bowie. Hideo Kojima avait même prévu que la chanson éponyme de l’album soit jouée lors des crédits du jeu, mais ça a été refusé de la part de son équipe.

Karim

J’ai directement pensé à ce morceau, Cat People avec Giorgio Moroder. Mais il y a aussi un film très sympa passé inaperçu dans lequel les comédiens reprennent le temps d’une scène Under Pressure. Zach Galifianakis en David Bowie et Keir Gilchrist en Freddie Mercury. Excellente mise en scène des réalisateurs au passage.

Bilel

Et moi, c’est avec ceci que je voudrais conclure cet hommage. Au revoir, Ziggy.

 

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Au revoir, adjudant-chef. https://wellomag.github.io/galabru/ https://wellomag.github.io/galabru/#respond Wed, 06 Jan 2016 18:04:41 +0000 https://wellomag.github.io/?p=1542 Michel Galabru est mort, il n’a quand même pas lâché prise, son rêve était de mourir sur scène, finalement c’est dans son lit qu’il rejoint une nouvelle fois la caserne de la gendarmerie de St-Tropez. D’ailleurs il est attendu par son fidèle second. « FOUGASSE, MERLOT, TRICARD, BERLICOT, ramenez-vous dans mon bureau illico presto, l’adjudant Gerber […]

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Michel Galabru est mort, il n’a quand même pas lâché prise, son rêve était de mourir sur scène, finalement c’est dans son lit qu’il rejoint une nouvelle fois la caserne de la gendarmerie de St-Tropez. D’ailleurs il est attendu par son fidèle second.

« FOUGASSE, MERLOT, TRICARD, BERLICOT, ramenez-vous dans mon bureau illico presto, l’adjudant Gerber va faire son entrée d’un moment à un autre, j’ai préparé… »

Et là, paf, « CRUCHOOOOOOOOOOOOOT, ALOOOOOOOOOOORS, que faites-vous dans mon bureaaaaaaaaaaaaaaau ?! » Il était là, avec sa tenue des grands jours. « Aaaaah, bien, je pense que vous avez assez joué au chef, j’espère que vous avez bien gardé les deux hurluberlus que je vous ai envoyés, l’un pour passage illégal d’amphétamine à la frontière et l’autre pour obscénité envers ma personne, il s‘apprêtait à faire n’importe quoi pour un flirt avec moi, non mais que va dire madame Gerber ? »

L’adjudant reprenait son souffle, depuis le temps qu’il attendait de rejoindre la caserne, il aura tenu des rôles parfois diamétralement opposés à sa bonhommie nanardesque, il aura quand même joué un génial tueur en série simple d’esprit dans « Le Juge et L’Assassin » de Bertrand Tavernier, qui lui vaudra un César du meilleur acteur. Et que dire de la multitude de nanars où il aura su montrer tous ses talents de cabotin compulsif ?

« J’en ai fait des merdes et des chefs-d’œuvre, je m’en suis finalement bien tiré alors, mais qu’est-ce que je m’emmerdais sec sans mon petit Cruchot, pour l’occasion, je vous ai ramené un petit cadeau, mes 5 meilleurs films :

  • Le Gendarme de St-Tropez : le classique qui aura un peu décollé ma carrière.
  • Le Juge et L’Assassin : mon premier véritable rôle de cinéma, ça m’a quand même valu un César, comme quoi, le crime paie finalement.
  • Le Viager : je voulais une petite maison dans le sud, faire confiance à un centenaire c’est comme confier sa vie à Hannibal Lecter, mais faites confiance, je m’en sortirais.
  • Papy fait de la Résistance : pour une fois que je coiffe au poteau de De Funès, tout ça parce qu’il n’était plus de ce monde…
  • Les Bidasses en Folie : au moins un nanar, ça n’a jamais tué personne. »

 

 

Michel Galabru
1922-2016

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The bastard is gone https://wellomag.github.io/lemmy/ https://wellomag.github.io/lemmy/#comments Tue, 29 Dec 2015 23:59:53 +0000 https://wellomag.github.io/?p=1486 Dans la série « Lemmy et ses amis », après « Lemmy à la plage » ou encore « Lemmy botte le cul de Tony Blair » voici « Lemmy chez le docteur » : Lemmy : Alors docteur, et ce putain de bilan sanguin ? Ça donne quoi ? Docteur : Voyez-vous, si on vous donne du sang pur vous allez mourir… Mais, de grâce, ne donnez pas […]

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Dans la série « Lemmy et ses amis », après « Lemmy à la plage » ou encore « Lemmy botte le cul de Tony Blair » voici « Lemmy chez le docteur » :

Lemmy :

Alors docteur, et ce putain de bilan sanguin ? Ça donne quoi ?

Docteur :

Voyez-vous, si on vous donne du sang pur vous allez mourir… Mais, de grâce, ne donnez pas votre sang ! Il est tellement toxique que vous tueriez quelqu’un !

A entendre ça, Chuck Norris à côté, c’est une tapette.

Lemmy Kilminster, icône heavy-metal incontestée, personnification de la trinité « Sex, Drug & Rock’n’Roll », n’est plus. Le fantasque leader de Motorhead a succombé à un cancer foudroyant, loin d’être Rock’n’Roll comme fin. Fondateur d’un des groupes les plus mythiques de la sphère metal, ce bastard a traîné sa bande aux quatre coins du globe.

Lemmy ne faisait pas les choses à moitié, bien que diabétique, il continuait à rouler à tombeau ouvert sur la route de la vie, sa voix travaillée au bourbon et bon tabac de Virginie, faisait de lui un chanteur à part, l’écouter chanter des balades vaut le détour. Encore. Encore une putain de fois.

Comme la plupart des plus grandes légendes de la musique moderne, Ian Frasier, de son vrai nom, est né en Angleterre. Ce fan des Beatles et de blues, a été quand même roadie de Jimi Hendrix avant d’aller rejoindre Hawkwind, groupe de space qui le virera après s’être fait chopper à la frontière canadienne pour vente de drogue.

Qu’à cela ne tienne, il monte son groupe, qu’il baptise Bastards (enfoiré, enculés, connards et les traductions ne manquent pas pour ce mot bien fleuri), mais se ravisera sur les conseils de son manager. Imaginez les bâtards jouer sur une chaîne publique à grande écoute en Angleterre en 1975, ça donne pas trop envie.

40 années à plein pot

22 albums studio, 9 albums live, sans parler des singles, DVD et autres Blueray, voilà le bilan d’un groupe mené par un fou furieux qui, même à 70 ans, ne ménageait pas sa santé, ni sûrement celle des autres mais ça on s’en fout. Tout fan de rock a au moins une fois – j’en suis certain – voulu faire comme Lemmy : baiser 2000 femmes, collectionner de vieilles reliques de la Seconde Guerre Mondial et faire des chansons pour Triple H… Ah oui, j’oubliais aussi le fait qu’il pouvait tuer un mec rien qu’en lui donnant son sang. Maintenant qu’il est mort, est-ce que Lemmy n’aurait pas légué son corps à la science par hasard ?

Mais au-delà de sa mort, il s’agit d’une véritable tragédie. Le Rock’n’Roll a perdu un de ses enfants terribles, devenu papy destroy qui aura transmis à son fils cette passion de la musique. Les fêtes de fin d’années ont été dures, entre la pluie qui ne vient pas et ça.

Décidément, le père Noël est vraiment une ordure et 2015, une année de merde.

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Ian ‘Lemmy’ Kilmister
1945 – 2015

Born to lose, lived to win.

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Muse : le groupe, l’album et le concept https://wellomag.github.io/muse-concept/ https://wellomag.github.io/muse-concept/#respond Mon, 14 Sep 2015 19:42:25 +0000 https://wellomag.github.io/?p=898 La folie, la vie, la mort, l’amour, l’argent, la fantaisie ou encore un bad trip au LSD, voici tant de sujet que l’on peut aborder en musique, le plus beau dans tout ça, ce n’est pas l’angle d’attaque mais la façon de le faire. Écrire tout un album avec comme fil rouge une histoire que […]

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La folie, la vie, la mort, l’amour, l’argent, la fantaisie ou encore un bad trip au LSD, voici tant de sujet que l’on peut aborder en musique, le plus beau dans tout ça, ce n’est pas l’angle d’attaque mais la façon de le faire. Écrire tout un album avec comme fil rouge une histoire que l’on ressent et que l’on vit, dont le refrain nous reste en bouche, comme un cultissime The Wall des Pink Floyd avec Another Brick In The Wall part II ou Comfortably Numb.

En d’autres mots, le concept-album est une figure de style assez excitante qui ravit les oreilles, ce concept, cher aux groupes de musique progressive. Le style s’est néanmoins propagé dans d’autres genres musicaux, tel que dans la musique pop. Les Beach Boys ont produit un des meilleurs albums de tous les temps avec Pet Sounds, considéré aussi comme étant le premier du genre, rien que ça !

Pour situer la chose, l’élaboration d’un concept-album peut démarrer d’une simple boucle harmonique qui sera utilisée pendant tout l’album (Dark Side Of The Moon des Pink Floyd en est le meilleur exemple), ou peut aussi être toute une histoire, Metropolis pt. 2 Scenes From A Memory de Dream Theater ou encore The Lamb Lies Down On Broadway de Genesis sont de purs chefs-d’œuvre narratifs qui nous plongent dans une histoire où la fin reste malgré tout heureuse.

L’apport du concept-album à la discographie d’un groupe est inégalable, il n’est pas là pour vendre mais pour donner de la crédibilité à l’artiste. On voit mal les groupes ou artistes actuels, sauf quelques exceptions, arriver à se transcender pour se dépasser et sortir la quintessence de leur identité musicale, car le concept-album est le ticket vers cette route qui fait entrer un artiste dans la sphère de l’exceptionnel !

Bien que l’on ne puisse pas passer sur les spécialistes du genre, Pink Floyd, qui ont quand même écrit pas moins de six concept-albums, mais dont la discographie peut être qualifiée de concept à elle seule. Il y a des groupes qui se sont démarqués, à l’instar de Jethro Tull, les britanniques, emmenés par l’autodidacte flutiste Ian Anderson, avait sorti Thick As A Brick en 1972, concept-album en forme de réponse à la presse qui avait qualifié leur précédent album, le monumental et culte Aqualung, de concept-album au rabais.

Autres maîtres du genre, The Who, leur charismatique leader Pete Townsend avait, en vrac, pensé The Who Sell Out, Tommy et Quadrophenia. Il échoua à en faire un autre néanmoins, Lifehouse, ce qui n’empêcha pas sa réalisation sous une forme peu commune. Malgré l’album abandonné, les titres composés furent utilisés dans d’autres galettes. On retrouvera les restes du concept dans Who’s Next, Who Are You ainsi que The Lifehouse Chronicles.

 

Mais tout ceci n’est qu’histoire, légende et racontars que tout bon lecteur qui se respecte pourrait tout simplement envoyer valdinguer pour laisser place à ce qui nous intéresse, Muse, vilain petit canard boiteux qui ne trouve grâce aux oreilles des Inrock, qui nous balancent de la vibe bien mièvre tout en crachant au passage sur ce groupe sauveur d’un Rock And Roll pas prêt de s’éteindre.

La bande à Matthew Bellamy a sorti en juin dernier le très attendu, par les fans évidemment et de tout bon amateur de musique intelligente, l’excellent Drones.

Vous voulez du son de malade ? , sans vous faire attendre, peu de sons synthétiques, un retour aux sources en quelque sorte et de belles gifles auditives. Le fantôme de Freddie Mercury se fait bien sentir dès les premières notes de Dead Inside, les morceaux Psycho ou encore Reapers ou Defector, qui nous plongent dans un son hard rock/heavy metal pas du tout désagréable.

The Globalist nous envoie dans un univers assez vicieux. Imaginez le casting. Sergio fait appel à Ennio Morricone, jusqu’ici tout va bien mais ce dernier va plus loin en engageant Pink Floyd pour l’exécution de quelques pièces. Faut pas s’emballer, ce n’était que Muse qui aura voulu rêver de tout cela.

Il y aura toujours des sceptiques qui n’avaient déjà pas trop aimé The 2nd Law mais bon, les goûts et les couleurs ne se discutent pas. On leur dira seulement qu’à côté nous avons le grand danger que le rock mourra dans d’atroces souffrances à cause d’un manque de foi total en un groupe qui aura su redresser la barre d’un style indémodable, le concept-album qui nous fait vivre bien des péripéties avec des hymnes qui restent collés à nos oreilles.

*L’œuvre musicale d’Ennio Morricone a inspiré la composition de Knights of Cydonia

On peut reprocher à Muse ce fâcheux défaut à la démesure mais que serait un groupe de rock sans cette dernière ? Je ne sais pas pour vous mais pour moi, des explosions partout, des trompettes et des chevaux au galop, on ne va pas voir ça chez Lorie… sauf dans un nanar.

Parce que c’est le gros cheveu dans la soupe, voire la perruque. C’est bien beau de faire un concept-album, encore faut-il qu’il n’aille pas dans la prétention et faire des ronds de jambe. Muse pêche parfois dans cette démesure dans laquelle le groupe se noie par moment. La bande à Bellamy aurait-elle pris le chou ?

Tout cela est donc vain ? Pas le moins du monde. Si tu as envie de t’éclater à écouter les turpitudes d’un mec paumé dans le monde pourri auquel nous appartenons, l’album est pour toi. Si tu es un petit complotiste à la mords-moi-le-nœud, tu vas aimer le fait que Muse retraite les mêmes sujets, à savoir le nouvel ordre mondial pour les nuls, big brother et l’écologie. Cet album ne quittera pas ta playlist.

Trève de louanges pour dire deux ou trois trucs pas sympa sur Muse. Ils sont trois, prétentieux et riches, ça suffit à n’importe qui pour les détester, eux et leur fâcheuse tendance à vouloir devenir les nouveaux Queen. La voix suraigüe de Matthew Bellamy et son jeu de guitare impulsif et tranchant sont aussi des motifs de fâcherie, en plus du fait qu’on peut le considérer comme un « guitar-hero ».

Mais au final, Drones reste malgré tout un album marquant pour 2015, même si The 2nd Law reste au dessus du panier (ben oui, tous les mélanges étaient là en 2012). Que nous réservera Muse à présent ? Personne ne le sait mais la suite est logique : tournée monstre, puis deux ou trois années sans nouvelles ni coup de fil, puis un album qui fera oublier l’autre… Vivement la suite !

https://www.youtube.com/watch?v=I4IzSRK5CTo

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