Images – Wello Magazine http://wellomag.com Le magazine qui te parle d'autre chose. Sat, 24 Dec 2016 20:59:15 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.7.3 Tiny Lens #2 : Ali Sabouki https://wellomag.github.io/tiny-lens-2-ali-sabouki/ https://wellomag.github.io/tiny-lens-2-ali-sabouki/#respond Sat, 20 Aug 2016 15:36:59 +0000 https://wellomag.github.io/?p=2149 Oublions notre ami aux 36 selfies/jour, notre collègue qui poste tous ses déjeuners mais pas le couscous du vendredi, ou encore celui qui prend en photo n’importe quoi en ajoutant #art… Faites place aux must-follow des internets ! On rêverait de les avoir en tableau dans notre salon. Déjà, parce qu’on s’en vanterai devant tout le monde, […]

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Oublions notre ami aux 36 selfies/jour, notre collègue qui poste tous ses déjeuners mais pas le couscous du vendredi, ou encore celui qui prend en photo n’importe quoi en ajoutant #art… Faites place aux must-follow des internets !

On rêverait de les avoir en tableau dans notre salon. Déjà, parce qu’on s’en vanterai devant tout le monde, et surtout parce que les portraits de l’iranien Ali Sabouki (@alisabouki) dégagent ce petit je-ne-sais-quoi qui nous laisse parfois figé en face d’une photographie, l’auscultant durant des heures sans savoir pourquoi.

Les postures, les regards, les expressions faciales, nous rappellent forcément les portraits de la renaissance italienne. Ali retrouve dans cet art un « travail sur la lumière, la composition et les couleurs très riche, original, pure et plein de mystèresChaque fois que l’on regarde une oeuvre de la renaissance italienne, elle nous fait réfléchir, et plus notre perception de l’oeuvre se construit, plus on est impressionné par elle. Alors peut-être que j’ai été influencé par l’art de la renaissance. »

Mais l’influence principale de ses créations reste la culture et l’art persan et oriental de manière générale.

Les âmes que capture Ali Sabouki, fragiles, vulnérables, parfois méprisantes, sont paradoxalement presque inexistantes, comme si que les personnes n’était plus vraiment là. Des photos sans âme, et pourtant débordantes d’émotion.

Ses portraits dégagent cette étrange atmosphère, à l’aspect très poétique, religieux, voire sensuel ou folklorique. « Je crois que l’homme moderne s’est beaucoup éloigné de sa réalité, contenant pureté et profondeur », raconte-il« Ce que j’essaie de faire en tant qu’artiste est de montrer une nouvelle perception de l’humain. Peut-être observer mes photos guidera les gens vers leur vraie réalité, leur faire avoir une meilleure perception de la vie. »

La magie de ses portraits est surtout le fruit du remarquable travail sur les mains. « On dit toujours que “les yeux ne mentent pas.” A mon avis, ce sont les mains qui ne mentent jamais. » Dans beaucoup de ses portraits, les mains ont une représentation certaine et suggèrent un message particulier. « Si vous jetez un œil à l’histoire de l’humanité, vous verrez que les mains ont toujours joué un rôle très important dans l’art et essentiellement dans les rituels de toutes les religions. Comme si que les mains étaient fortement liées à la spiritualité et la théologie. »

« Je pense que les formes de la main ont un sens profond en eux-mêmes et ils sont souvent plus importants que les visages. »

Les projets du jeune chauve à la barbe douce sont à découvrir et à suivre sur son site et Instagram.

Très similaire dans le style, s’éloignant parfois du portrait sans pour autant en être moins impressionnante, Sedre Yari (@sedre.yari), photographe iranienne, est elle aussi une must-follow avec ses scènes angéliques et ses petites séquences vidéo contemplatives.

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Tiny Lens #1 : Hayv Kahraman https://wellomag.github.io/tiny-lens-1-hayv-kahraman/ https://wellomag.github.io/tiny-lens-1-hayv-kahraman/#respond Sat, 19 Mar 2016 11:50:28 +0000 https://wellomag.github.io/?p=1847 Oublions notre ami aux 36 selfies/jour, notre collègue qui poste tous ses déjeuners mais pas le couscous du vendredi, ou encore celui qui prend en photo n’importe quoi en ajoutant #art… Faites place aux must-follow des internets ! Postures étranges, peau blanche, petites mains, paupières lourdes, regards mélancoliques, bouches fermées, longs cous et cheveux sous forme de […]

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Oublions notre ami aux 36 selfies/jour, notre collègue qui poste tous ses déjeuners mais pas le couscous du vendredi, ou encore celui qui prend en photo n’importe quoi en ajoutant #art… Faites place aux must-follow des internets !

Postures étranges, peau blanche, petites mains, paupières lourdes, regards mélancoliques, bouches fermées, longs cous et cheveux sous forme de masses noires, telles un large déversement d’encre. En somme, c’est à ça que ressemblent la plupart des femmes peintes par l’irakienne Hayv Kahraman.

Ayant plusieurs projets tout aussi fascinants et profonds les uns que les autres, il est impossible de tout résumer en un seul compte Instagram, encore moins en une photo de profil illustrant deux jolies couilles pendouillantes. Oui, c’est vrai. Son compte regorge de détails de ses tableaux, de croquis et de photos de son processus de création, mettant le doigt sur certains aspects -techniques et esthétiques- qu’on ne verrait pas au premier coup d’œil.

Tiny Lens 1 - Hayv Kahraman2Ses œuvres, très personnelles, racontent le quotidien oppressant des femmes en Irak et au Moyen-Orient, sujettes aux violences, persécutions et parfois poussées au suicide ou à l’immolation. Mais elles parlent aussi de son quotidien à elle et de son histoire en tant que réfugiée et exilée, de la guerre contre un pays où elle ira vivre 20 ans plus tard et de son identité de plus-si-irakienne-que-ça.

On reconnaît à travers les traits des femmes de Hayv, fragiles, belles et délicates, l’influence des miniatures persanes et soufies, les traditions esthétiques de l’art islamique, de l’art nouveau et de la renaissance italienne. Oui elle pèse dans le game. Les caractéristique de ses peintures, comme décrit en introduction de l’article, rappellent aussi les dessins japonais de l’ukiyo-e, mouvement artistique qui a vu grandir Hokusai (mais si, celui qui a dessiné la grande vague là, le mec qui a inventé le mot « manga », c’est lui !), où l’on retrouve des visages et postures aux formes similaires.Tiny Lens 1 - Hayv Kahraman4

Dans son dernier projet « How Iraqi are you? », toutes les figures féminines sont des extensions d’images de son propre corps qu’elle a elle-même photographié. Un projet basé sur les Maqamat (ou Séances) du savant et écrivain arabe Al Hariri (1054-1122) sur le quotidien des irakien de ce temps.

Le format des Tiny Lens ne me permettant pas de m’étendre trop sur ses travaux, au risque de vous faire chier. Voici donc une sélection de ses plus beaux posts. Instagram only.

Les nombreux autres projets de Hayv Kahraman sont à découvrir sur son site.

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C’est un oiseau ? Un avion ? Non, c’est Moul El Djellaba ! https://wellomag.github.io/cest-un-oiseau-un-avion-non-cest-moul-djellaba/ https://wellomag.github.io/cest-un-oiseau-un-avion-non-cest-moul-djellaba/#respond Mon, 07 Sep 2015 11:07:12 +0000 https://wellomag.github.io/?p=849 En amont de paysages gracieux ou entre les ruelles sombres des vieux quartiers, en solitaire ou accompagné de son épouse toute de blanc vêtue, il va contre vents et marées à la rescousse de son patrimoine perdu, surplombant villes et montagnes et affublés, elle, d’une longue étoffe de soie, et lui d’un long manteau de […]

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En amont de paysages gracieux ou entre les ruelles sombres des vieux quartiers, en solitaire ou accompagné de son épouse toute de blanc vêtue, il va contre vents et marées à la rescousse de son patrimoine perdu, surplombant villes et montagnes et affublés, elle, d’une longue étoffe de soie, et lui d’un long manteau de laine couvrant son visage, appelé Djellaba.

Comme la plupart des super-héros, Moul El Djellaba est masqué et a une double identité. Lorsqu’il n’est pas au secours des plus « aveuglés par la modernité », la Djellaba au vent, ou à la rencontre d’autres artistes, il s’appelle Badreddine Debba et est photographe, comme un certain Peter Parker.

La raison pour laquelle la réelle identité de Moul El Djellaba est d’être photographe n’est pas anodine, elle est essentielle. Car l’existence même de Moul El Djellaba repose sur ce fait.

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Tel un B. Wayne orphelin, il n’a pas de réel super-pouvoir mais n’a pas de réelle fortune non plus. C’est ballot mais c’est comme ça. Et puis, il n’en a pas vraiment besoin car ce que fait Moul El Djellaba, c’est errer, exister. Et c’est tout ce qu’il lui faut pour sensibiliser, pour tenter de sauver son patrimoine et pour ajouter une pierre à l’édifice que représente la culture de son pays.

Moul El Djellaba a commencé son périple à travers les paysages algériens il y a maintenant trois ans. Les débuts ont été difficiles car rejeté par les siens à cause de son affublement aujourd’hui boudé et démodé, il décide de déserter, visage masqué, à la recherche de son identité perdue. Sa Djellaba, « synonyme de sagesse, car portée par les cheikhs et les savants, symbole de résistance car prisée par les moudjahidines », est au centre de sa quête et symbolise son dévouement aux coutumes d’antan et son envie d’apporter un plus à sa culture, en interrogeant, de son art, la société algérienne à propos de ses traditions et son patrimoine à peine protégé.

Si on voit notre culture comme un trésor, ou un super-pouvoir pouvant sensibiliser, interroger, apaiser les mœurs ou affirmer une identité ; alors forcément, il y aura des forces maléfiques qui essaieront de la détruire, de la manipuler à leur guise, une kryptonite. Pour les contrer, il faut à cette culture un protecteur, et pour Moul El Djellaba, le protecteur, c’est le peuple. Les artistes, les savants, les écrivains. Et dont il est, peut-être, le protagoniste, le porte-drapeau, ou dans ce cas-là, le porte-djellaba. (J’avoue elle était facile).

L’art de Moul El Djellaba c’est d’exister. Tel une « Ombre qui marche », tel Le Fantôme, au milieu des champs, au dessus des rochers ou en haut des buildings.

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Et comme tout super-héros qui se respecte, il a une fidèle compagne, Moulet el Hayek, symbole de l’importance qu’a la femme dans la société. Leur plus profond désir à eux deux, remonter le temps et vivre dans un pays qui n’est pas en mal de ses repères identitaires. Utopie, certains commenteront…

A l’image de Thor, de Hulk ou de leurs petits copains, Moul El Djellaba a aussi ses « Avengers ». Dans la deuxième partie de son périple, il va à la rencontre de ses amis artistes, ces « héros » qui font vivre la culture algérienne de leur art. Des noms faits pour figurer dans de vrais comics : L’Homme jaune, El Moustache, la troupe Istikhb’art pour ne citer qu’eux.

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Jusque-là, c’est beau, c’est mignon, c’est louable. Mais en fait… mais en fait c’est tout à fait ça, sauf que comme toute bonne aventure de super-héros, faut bien qu’un vilain méchant vienne s’en mêler. Et ce n’est pas pour rien qu’au troisième chapitre de sa quête, Moul El Djellaba fera face à un ennemi : lui-même. (Oui, un peu comme Spiderman et Venom).
Il va « muer et se transformer en une sorte de monstre (…) qui se retournera contre lui, ne le laissant plus avancer, lui effaçant la mémoire, le sombrant dans la tristesse ». Symbole de cette modernité qui s’installe irrépressiblement dans nos vies chaque jour, laissant nos traditions, comme toute chose qui n’est plus de son temps, aux oubliettes.

 

 

Oui ? Qu’entends-je ? La Batmobile de Moul El Djellaba ? Bah c’est vous. Suffit de le suivre sur sa page, de partager ses photos et vous le verrez arpenter les murs de vos profils comme seul Spider-cochon saurait le faire.

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